Tale of Water: Exposition of Charlotte Qin


From July 27th to August 28th, 2021

Art Gallery Espace Candide
Route de Meyrin, 01210 Ferney Voltaire

Tale of water is the story of life on the planet. In modern times today, water has been taken for granted as a natural resource for unregulated industrial use. We, as a civilisation, have also drifted out of the rhythm of nature, facing the increasingly severe impact of climate change. We invite you to the five-week exhibition, ‘Tale of Water’, by Charlotte Qin, a Chinese-Canadian artist with degrees in physics and innovation design before moving to Geneva, Switzerland in 2019. This exhibition will be offering a safe space for us to meditate and reconnect with the water of our bodies and the blue essence of the planet.

L'eau, une histoire: Exposition de Charlotte Qin


Du 27 juillet au 28 août, 2021

Art Gallery Espace Candide
Route de Meyrin, 01210 Ferney Voltaire

L'histoire de l'eau est l'histoire de la vie sur notre planète. Dans notre époque moderne, l'eau a été considérée comme une ressource naturelle acquise et destinée à une utilisation industrielle peu réglementée. Notre civilisation s'est également éloignée du rythme de la nature et a dû faire face aux conséquences de changements climatiques de plus en plus graves. Nous vous invitons à une exposition de cinq semaines ; « L'eau, une histoire » par Charlotte Qin, une artiste canadienne d'origine chinoise, diplômée en physique et en design d'innovation et installer à Genève depuis 2019. Cette exposition offre un espace bien veillant pour méditer et nous reconnecter avec l'eau dans nos corps et l'essence bleue de la planète.

Tale of Water – Charlotte Qin

The two streams that converge to Charlotte's work are her cultural roots in China and scientific training in physics. Water became the bridge that connects the two seemingly separated worlds of Art and Science, East and West, just like the ocean being the milieu shared by the far-away lands and continents. For this exhibition, Charlotte will be presenting a body of work she has been working on since the beginning of the pandemics. She created her paintings in circular canvas, a shape that symbolises continuity and unity of life in her cultural tradition, but also scientifically illustrates the material world from an atom all the way to the planet. Most importantly, the circle is water’s favourite shape. By softening the sharp edges and straight lines, circles allow it to flow in its natural way and resumes its chaotic being. Charlotte’s primary medium is Chinese ink, made of natural materials of bamboo ashes and wood charcoal. As her work continues to evolve, she introduced rich colours, by using acrylic and natural pigments such as algae, to illustrate the vibrancy of the ocean. The exhibition combines the scientific observation of fluid dynamics, the Water Series, with the modern interpretation of Chinese mythology, the Dragon Series.

L'eau, une histoire – Charlotte Qin

Les deux courants qui convergent vers le travail de Charlotte sont ses racines culturelles en Chine et sa formation scientifique en physique. L'eau est devenue le pont qui relie les deux mondes dit distinct de l'art et de la science, de l'Orient et de l'Occident ; tout comme l'océan est ce milieu partagé par les terres et continents lointain. Au travers de cette exposition, Charlotte présentera un ensemble d'œuvres sur lesquelles elle travaille depuis le début de la pandémie. Elle a créé ses tableaux en toile circulaire, une forme qui symbolise la continuité et l'unité de la vie dans sa tradition culturelle, qui illustre scientifiquement le monde matériel, de l'atome à la planète. Mais avant tout, le cercle est la forme la plus représentative de l'eau. En adoucissant ces arrêtes vives et ces lignes droites, les cercles permettent à l'eau d'être dans son état naturel et terminer son état chaotique. La technique majoritairement utilisée par Charlotte est l'encre de Chine, fabriquée en matériaux naturels tels que les cendres de bambou et le charbon de bois.  Au fur et à mesure de l'évolution de son travail, elle a introduit des couleurs riches, en utilisant l'acrylique et des pigments naturels tels que les algues, pour illustrer la vivacité de l'océan. L'exposition combine l'observation scientifique de la dynamique des fluides, la série « Eau », avec l'interprétation moderne de la mythologie chinoise et la série « Dragon ».

Tale of Water – Between Clouds and Oceans

The exposition also included Between Clouds and Oceans, the work created during Charlotte’s research residency at the Graduate Institute of Geneva (IHEID), in collaboration with researchers on water diplomacy and governance. This collaboration has evoked the critical topics that are decisive to our collective survival facing the water and energy crisis. 

L'eau, une histoire – Entre Nuages et Océans

L'exposition comprend en outre « Entre Nuages et Océans », une œuvre créée pendant la résidence de recherche de Charlotte à l'Institut de hautes études internationales et du développement (IHEID) à Genève en collaboration avec des chercheurs sur la diplomatie et la gouvernance de l’eau. Cette collaboration a permis d'évoquer les sujets critiques qui sont déterminants pour notre survie collective face à la crise de l'eau et de l'énergie.

Tale of Water – Performance Videos

The second part of the exhibition is a multimedia experience of Charlotte’s performance work. Inspired by a cross-fertilisation of feminist and quantum theories, Charlotte took her paintings to the wild, inviting the rivers of Swiss Jura and the French Alps to collaborate in her creation process. Charlotte uses her body as the medium, her painting as the instrument, to illustrate our interconnectivity with the water element and our interdependent relationship with/in nature. 

Song of the River (2021)

Song of the River experiments ways to give voice to nature which always happens in the background of human lives. In collaboration with filmmaker Romain Malandre and musician Clement Mawby, we question if we can bridge the perceptive separation between humans and nature through performative art. The visual performance of the Song is realised by the water elements embodied by the artist, the flowing river, the fallen snow, and the ink on the canvas. The musical component is then weaved by the movement and interaction of the water bodies encoded in the ecological data and translated into an audible experience that can emotionally connect with the human audience. Rather than letting our eyes be taken away by the human performer, the music guides our attention to integrating human and nature where everything becomes one waterscape.

L'eau, une histoire – vidéos de performance

La deuxième partie de l'exposition est une expérience multimédia du travail de performance de Charlotte. Inspirée par un croisement de théories féministes et quantiques, Charlotte a emporté ses peintures dans la nature, invitant les rivières du Jura suisse et des Alpes françaises à collaborer à son processus de création. Charlotte utilise son corps comme médium, sa peinture comme instrument, pour illustrer notre interconnexion avec l'élément eau et notre relation d'interdépendance avec/dans la nature. 

Le chant de la rivière (2021)

« Le chant de la rivière » expérimente des moyens de donner une voix à la nature qui se trouve toujours à l’arrière-plan des vies humaines. En collaboration avec le cinéaste Romain Malandre et le musicien Clement Mawby, nous nous demandons si nous pouvons combler la séparation perceptive entre les humains et la nature par le biais de l’art performatif. La performance visuelle est une biographie de la neige tombée, et de l’encre sur la toile. La composante musicale est ensuite tissée par le mouvement et l’interaction des masses d’eau encodées dans les données écologiques et traduite en une expérience audible qui peut se connecter émotionnellement avec le public humain. Plutôt que de laisser nos yeux se détourner de l’interprète humain, la musique guide notre attention vers l’intégration de l’homme et de la nature, où tout devient un seul et même paysage aquatique.

Tale of Water – Performance Videos

Illusion of Separation (2021)

Illusion of Separability is a performance realisation of Quantum Embodiment, a thought experiment in my MA at the Royal College of Art which integrates feminist theory and indigenous cosmology to the narrative of fundamental science. My research question comes from what had puzzled me throughout my previous chapter as a physics student: how can we fully comprehend nature while being part of it ourselves?  

Science has specialised in gaining  knowledge about nature from measures of space and time, i.e. observation and experimentation. While the externality of science creates the individuality between the ‘observer’ and the ‘observed’, everything we have learned through science is the reflection of how we see ourselves in the “cosmic mirror”. The performance describes an intimate collaboration between the artist and the river La Serine, where the water bodies are profoundly entangled beyond the visible space-time. The Illusion of Separability collapses, as the artist blends into the landscape and the river becomes the artwork.

L'eau, une histoire – vidéos de performance



L'illusion de la séparation (2020)

« L’illusion de la séparation » est une réalisation de pefromance de l’Incarnation quantique, une expérience de pensée pendant mon master au Royal College of Art. J’ai imaginé  intègrer la théorie féministe et la cosmologie indigène au récit de la science fondamentale. Ma question de recherche découle de ce qui m’avait laissé perplexe tout au long de mon précédent chapitre en tant qu’étudiante en physique : comment pouvons-nous comprendre pleinement la nature tout en en faisant partie nous-mêmes ?  

La science s’est spécialisée dans l’acquisition de connaissances sur la nature à partir de mesures de l’espace et du temps, c’est-à-dire l’observation et l’expérimentation. Alors que l’externalité de la science crée l’individualité entre l’observateur et l’observé, tout ce que nous avons appris par la science est le reflet de la façon dont nous nous voyons dans le “miroir cosmique”. La performance décrit une collaboration intime entre l’artiste et la rivière La Serine, où les masses d’eau sont profondément enchevêtrées au-delà de l’espace-temps visible. L’illusion de la séparation s’effondre, l’artiste se fond dans le paysage et la rivière devient l’œuvre d’art.

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